Le projet de Lab’Aux, comprendre le laboratoire de l’Auxois, « vise à rassembler des personnes ayant des compétences techniques de tous niveaux avec la ­volonté de les partager, de les perfectionner ou d’en acquérir de nouvelles. Il vise également à mutualiser les moyens nécessaires à ces objectifs, comme le réseau et les périphériques informatiques, les ­accessoires et composants électroniques ». Voila sur le papier. Mais concrètement le Lab’Aux, c’est quoi ? L’association a deux vocations : la réparation d’objets et la création.

« Le but est de fabriquer, de détourner et de réparer des objets », explique Nicolas B, l’un des cinq ­cofondateurs de LAb’Aux, à Semur-en-Auxois, et également cofondateur de Coagul à Dijon.

Côté réparation, des séances ou des ateliers permettront de redonner, ou pas, une seconde vie aux objets électroniques. « Nous ferons un diagnostic pour dire si oui ou non l’appareil est réparable et voir s’il faut des pièces. » Un phénomène qui a de plus en plus le vent en poupe. « Les gens ont tendance à remplacer ce qui ne marche plus pour du neuf alors que c’est réparable. Notre but est d’aller vers un cercle vertueux, vers une consommation plus éthique », poursuit Nicolas B. « Les gens veulent des choses qui durent et qui soient réparables. »

Ces réparations concerneront aussi d’autres objets, comme les vêtements (lire ci-contre).

Un lieu de création

Le Lab’Aux sera aussi un lieu de création, liée à l’électronique notamment. « Toute personne qui a un projet peut trouver de l’aide ici. » Exemple de projet : la création d’une porte automatisée d’un poulailler, ou encore un système d’ouverture de porte par badge. Le tout avec le matériel mis à disposition par l’association – qui espère acquérir une imprimante 3D – et les compétences des uns et des autres.

Cette activité électronique permettra de faire découvrir notamment les cartes microcontrôleur, comme les rasberry, les cartes arduino…

Pour l’heure, le Lab’Aux est en pleine installation, au 43, rue de Vigne, dans des locaux trouvés par la Ville de Semur. « Nous sommes en phase d’installation et de création. Il y aura de l’électronique, de l’informatique et des logiciels libres. Tout comme la réparation d’objets. » Les autres projets viendront par la suite, en fonction de la demande (lire ­encadré). « Ce sont les gens qui font le lieu. Nous nous adapterons », conclut Nicolas B. Rendez-vous en septembre pour l’ouverture de Lab’Aux.

Le coworking , une autre façon de créer et de travailler

Les autres projets viendront par la suite, en fonction de la demande, à l’image d’un espace de travail collaboratif, le coworking , ou cotravail, qui permettra à des créateurs d’entreprises d’avoir accès à des bureaux, à Internet et de profiter du Lab’Aux. Très en vogue, ce type d’organisation du travail regroupe deux notions : un espace de travail partagé, mais aussi un réseau de travailleurs encourageant l’échange et l’ouverture. Une organisation qui rejoint l’esprit collaboratif du Lab’Aux.

Les vêtements sont aussi des objets

Un partenariat a également été mis en place avec des couturières. « Les vêtements sont aussi des objets. Ils s’abîment et peuvent donc être réparés. Il s’agira de les rapiécer afin de les faire encore durer. Nous essaierons aussi de faire une passerelle entre le côté geek et la couture. » Enfin des ateliers de découverte et d’initiations seront proposés.

Merci Christelle Pommeret pour ce bel article.